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après la pause

Mon ami et collègue, Frank Fradella, a dû abandonner ses études de chinois pendant un temps pour cause de maladie entre autres. Le résultat est qu’en les reprenant, il y a pas mal de choses qu’il a oublié maintenant.

 

Je suppose que reprendre sera plus facile que ce qu’il craint. Même s’il semble tout avoir oublié, cela sera semblable à reprendre l’alpinisme après s’être absenté un temps. Vous n’avez peut être plus l’habitude, vos muscles se sont peut être atrophiés, mais cela ne veut pas dire que vous ayez tout oublié. Un peu d’effort et ça reviendra.

 

Du moins c’est ce que j’espère. Enfant, je parlais arabe. Je l’ai appris au même moment où j’ai appris a parler. Ensuite, vers cinq ans, ma famille à quitté la France et notre femme de ménage tunisienne. Le cours du temps a emporté mes connaissances d’arabe avec lui.

 

Je me demande parfois si en prenant des cours d’arabe cela me reviendrai. J’ai presque fait l’essaie. J’ai fait mon premier cours de mandarin lors d’un temps passé à l’université de Heidelberg, où je me suis décidé pour le chinois parce que les cours d’arabe étaient pleins.

 

Ou peut être qu’un jour, une blessure à la tête me fera oublier toute les langues que je parle, sauf l’une des premières que j’ai appris…

 

Je suis sûre que vous avez tous vécu des pauses en apprenant le chinois, parfois longues, parfois coûteuses en terme de contenu oublié. Comment faites vous pour vous en remettre ? Quels astuces avez-vous ?

Un aperçut de ce qui est à venir…

Comme je vous le disais déjà hier, le site de ChinesePod va bientôt changer en profondeur. Une autre nouvelle autour de ce site est que l’entreprise derrière CPod a décidé de lancer un service semblable en espagnole. C’est-à-dire que vous aurez maintenant la possibilité d’apprendre l’espagnole en suivant de brefs cours par podcasts avec un site web qui propose pas mal de matériel supplémentaire.

 

Ce nouveau service s’appelle SpanishSense, vous pouvez le trouver à www.spanishsense.com et suivre sa mise en marche sur un blog.

 

Comme vous l’aurez remarqué, ce site a le même habillage qui servira très bientôt à ChinesePod, ainsi que des services très semblables.

Peau neuve…

Vous avez sans doute déjà compris que pas mal de choses sont en train de changer sur le site de ChinesePod. Le signe le plus apparent de ce qui est à venir est que le blog de Ken Carroll a changé. Ce nouvel habillage est un avant goût de ce qui est à venir sur tous les blogs, mais surtout sur le site lui-même. Le design va changer, et un grand nombre de nouvelles fonctionnalités sont à venir.

 

Une fois le changement fait, nous ferrons un petit tour dans le nouveau domaine pour présenter les nouvelles possibilités d’apprentissage.

 

Je me souviens d’avoir écrit au tout début de ce blog que ChinesePod représentait un outil très utile pour approfondir les connaissances de mandarin, mais sans être toute fois une solution complète pour se lancer dans l’aventure du mandarin.

 

Il me semble que le nouveau site représente une solution complète avec l’exception de la possibilité d’avoir des conversations libres pour exercer les connaissances acquises. Là aussi la technologie peut servir pour rapprocher un publique intéressé mais  dispersé dans l’espace en rendant possible des échanges linguistiques.

 

On y reviendra…

 

A très bientôt !

 

Christian

architecture de l’apprentissage

Comme je vous l’avais déjà dit, j’ai passé récemment quelques jours à Londres où j’ai assisté à plusieurs réunions qui ont eu lieu dans l’Imperial College London. Nous étions une bonne soixantaine de personnes dans mon groupe et nous nous rencontrions dans un auditoire qui normalement sert pour des cours de physique de particules.

 

Vous connaissez tous le genre de salle. Un grand auditoire en forme de coquillage tourné ver le haut avec un grand nombre de sièges tous identiques tournés vers le centre où un prof présente ses cours. Les installations sont modernes, avec des systèmes de ventilation et de chauffage pour le confort, mais aussi avec tout ce que l’on peut attendre aujourd’hui en terme de systèmes audiovisuels.

 

Malgré tout cela, ces salles de cours représentent ce qu’il y a de plus archaïque en termes de théories de l’apprentissage. Il s’agit là de l’expression architecturale d’une conception des cours qui fait du prof le seul vrai protagoniste, entouré de quelques dizaines ou même centaines d’étudiant passifs dont la présence en ce lieu n’a en fait pas vraiment d’importance.

 

Les profs les plus cons insisteront sur la nécessité de faire un relevé à chaque fois des élèves présents afin de punir les autres. Je n’ai jamais compris quel genre de délire égocentrique permettait à ces gens de croire que leur seule présence dans le même bâtiment où se trouvent leurs élèves suffisait pour faire couler les connaissances des uns aux autres.

 

Dans les années 60 de nouvelles théories de l’apprentissage commencèrent à prendre forme. L’apprentissage par problèmes (APP) représente un pas majeur dans ce sens. On est parti du constat que l’enseignement traditionnel est souvent trop théorique, trop éloigné de la réalité, ne stimule pas ni ne permet de développer un esprit critique.

 

On cherche par cette méthode de faire des élèves des acteurs de leur propre apprentissage. Le prof devient ici un facilitateur, une sorte de coach plutôt qu’un prêtre illuminé. Les connaissances sont acquises dans un contexte, avec un compréhension plus complète, et avec une meilleure compréhension des applications pratiques.

 

L’université de Maastricht, où je passe normalement mes jours à été fondé en 1976, en suivant de très près les recommandations de l’APP. L’avantage d’appliquer ce genre de méthode innovante dans une institution nouvelle est que l’on est pas obligé d’affronter les résistances au changement propre à toute institution (on n’a qu’a penser aux difficultés liées aux reformes de l’éducation en France).

 

Cet esprit d’innovation et de plein fonctionnement de l’APP (d’un nouvel dogme, aussi) se voit reflété dans l’architecture même des lieux. Les salles ne sont pas de grands auditoires comme on en voit à ICL, mais de petites salles avec des tables rondes, ou en tout cas mises en ronds. Des bâtiments et des chambres pensées pour accueillir de petits groupes de travail.

 

Pensez maintenant au Web2.0, aux nouvelles possibilités de travail et coopération qu’il rend possible. De plus en plus d’outils sont mis à disposition des internautes, leur permettant de travailler et de partager en réseaux. Il s’agit là d’une nouvelle architecture des espaces de travail, l’équivalent sur les écrans d’ordinateurs des changements dans l’architecture des facs.

 

Quelles nouvelles pédagogies vont naître avec ces nouveaux outils ? Quelle sera l’architecture des structures (en béton ou dans la topographie de réseaux) qui accueillera ces nouvelles façons d’apprendre ?

de retour à la maison (et au blog)

Comme je vous le disait dans ma dernière note, j’ai passé quelques temps à Londres dernièrement. J’ai pas mal de réflexions à partager avec vous comme résultat de ce voyage, mais il me faudra d’abord me mettre à jour avec pas mal de choses.

Je me limite donc aujourd’hui à partager un bon plan avec vous: la revue de presse chinoise du jour, que vous trouverez tous les jours en suivant ce lien.

La lecture manque un peu d’émotion mais donne une idée de ce qui remplit les journaux chinois du jour.

ChinesePod en voyage

J’écris ce billet depuis Londres, où je suis venu pour quelques neuf jours. Bien entendu, mon ordinateur portable et mon baladeur MP3 sont là à mes cotés.

 

Mais le reste de mon infrastructure personnelle pour l’apprentissage du mandarin n’a pas fait le déplacement. Je pense là aux dictionnaires, au précis de grammaire, et autres manuels divers, mais surtout à des livres.

 

Le livre électronique pas cher et pratique n’étant pas encore une réalité, on n’a qu’à laisser sa bibliothèque derrière soi en partant.

 

Les MP3, sites divers, et ressources sur Internet suffisent elles pour une étude satisfaisante, en tout cas pendant quelques jours ?

 

Combien d’entre vous font vos révisions en voyageant ? Êtes vous satisfaits de vos résultats ? Quels sont vos trucs et astuces pour réviser en voyageant ?

 

Je vous écoute. :)

La langue la plus parlée

Encore une fois, notre point de départ est une question posée par un internaute qui est venu visiter le site. Il s’agit cette fois de van qui écrit:

 j’ai appris il y’a queque peu que le chinois est la langue la plus parle au monde est ce vrai? j’ai eu un debat avec des amkis et certains pretendent que c’est l’anglais j’aimerai avoir votre avis sur cette question.


Je me souviens d’avoir écouté il n’y a pas très longtemps une émission de la BBC appelée « From our own correspondent » dans laquelle des journalistes de la « beeb » racontent leurs aventures dans les pays auxquels ils sont destinés.

 

Le 25 Janvier, l’émission portait sur les vécues d’un journaliste en Chine, Daniel Griffith. Il commença sont récit en observant qu’il « pense depuis déjà longtemps à la Chine non pas comme un pays, mais plutôt comme plusieurs pays cachés derrière une même frontière. Il y a le nord, sec et poussiéreux, qui donne place aux forêts sombres et silencieuses qui s’étirent jusqu’à la Russie. Les déserts, montagnes, et rivières courantes de l’ouest lointain, les plantations sans fin de bambous, et les champs de riz du centre, le sud enfin, qui a tant de ces traits mais aussi des couleurs fortes, une terre au rouge vif, ensuite de capes superposées avec tout les teints imaginables de vert, jusqu’au ciel bleu acide juste au dessus, l’air épais et humide toujours plein des tonnerres de tempêtes encore à venir… »

 

Je pense qu’il se passe quelque chose de semblable avec les langues chinoises. Il est assez facile de dire que le chinois est la langue des chinois, et qu’elle est parlée en Chine, mais en fait les accents et les dialectes varient à tel point que beaucoup de chinois ne comprennent pas leurs compatriotes. Cette diversité du mandarin est telle que l’on entend souvent des linguistes proposer de voir là non pas une langue mais plusieurs, un peu comme les langues latines (français, espagnole, italien, roumain, et autres) ne sont pas une seule langue, même si les similitudes sont parfois nombreuses, au point qu’un hispanophone peut parfaitement lire des textes simples en italien.

 

Alors, le chinois est-il la langue la plus parlée au monde ?

 

Le mandarin est malgré tout reconnu comme la langue qui a le plus grand nombre de locuteurs dans le monde, mais je me demande quand même s’il n’y a pas plus de gens qui parlent un « anglais d’aéroport ».

 

Voici une liste détallée des principales langues au monde.

 

Voici enfin un article par George Weber où il est question de trouver les langues les plus influentes. L’anglais y arrive en première place, le mandarin en sixième place, et le français en deuxième place !

 

Ces donnés présentées ici, sont elles des arguments pour ou contre à l’heure de choisir un langue pour apprendre ?

 

On y reviendra demain.

Combien de temps pour maîtriser le mandarin?

Il y a quelques jours, un lecteur m’a posé la question suivante :

Salut,

J’aime ton ouverture d’esprit. Je suis poète et mon rêve est de parler le mandarin, langue légendaire des idéogrammes. La seule question est : combien de temps me faudra t il pour la maitriser totalement en accord avec ta propre expérience?

Cyril

En fait j’aurais dû m’adresser à ce sujet avant mais merci quand même pour m’y avoir attirée l’attention.

D’abord, je ne peut (hélas) pas prétendre maîtriser le chinois, même si je l’apprends depuis maintenant un certain moment.

Mais pour répondre plus particulièrement à ta question, tout dépends de ce que tu entends par « maîtriser ». Pour toute langue étrangère que l’on se propose apprendre la difficulté dépends des objectifs que l’on se fixe. Il est souvent assez facile de suivre des articles financiers puisque le langage dans lequel ils sont écrits est assez uniforme est franchement sans imagination. Lire de la poésie où l’usage de la langue se sert de métaphores et autres subtilités qui sont parfois difficiles à décoder même pour ceux qui ont cette langue pour langue maternelle.

Alors en ce qui concerne le chinois. Personnellement je suis surpris tant par la difficulté comme par la facilité pour venir à bout des défis de la langue. La simplicité de la grammaire est surprenante, et les idéogrammes deviennent plus faciles une fois qu’on a bien appris les radicaux.

Où sont donc les difficultés ? Elles viennent principalement de la prononciation, ainsi que de certains idéogrammes composés.

Alors, pour ce qui est du temps pour maîtriser la langue. Il y a un certain temps linguiste qui n’a appris le chinois qu’avec ChinesePod fût invité par le Satudary Show, l’émission des samedi, pour montrer ses resultats après quelques mois a peine. Ceux-ci sont assez impressionnants et montrent qu’il est possible de faire des progrès considérables par le biais de cet outil, mais je ne pense hélas pas qu’il soient tout à fait représentatif.

Tu peux écouter l’entretien ici, vers 24 :30.

Un autre site qui peut te donner une idée du temps qu’il faudrait pour maîtriser la langue chinoise est celui-ci (en anglais). Il laisse moins optimiste que l’émission Saturday Show, mais se donne peut être un objectif plus ambitieux.

Comme conseil général à partir de ma propre expérience, je dirais que ChinesePod aide énormément pour la prononciation surtout, et qu’il est possible après peu de temps de tenir des conversations simples. Cela dit, il ne s’agit pas d’une solution complète, et tu ferais bien d’utiliser plusieurs outils à la fois.

Il y a quelques livres en français qui aident beaucoup. J’en présenterais quelques uns dans les journées à venir, alors j’espère que tu reviendra nous voir. :)

Comment taper des hanzi avec un clavier d’ordinateur?

L’un des plaisirs mais aussi un des défis de l’apprentissage du chinois consiste à maîtriser l’écriture des sinogrammes. A un moment ou un autre il vous sera bien nécessaire d’abandonner les béquilles qu’est le pinyin et vous aventurer dans le monde des hanzi ou 汉字.

 

Han zi, comme signes des Han, l’ethnie dominante en Chine.

 

  Une des questions que je me posais le plus souvent avant de m’avoir élancé dans l’aventure de l’apprentissage du mandarin était celle de savoir comment faisaient les gens pour taper ces signes à la machine.

 

En fait, il y a plusieurs méthodes, mais une des plus faciles est de se servir d’un logiciel, NJStar Chinese, qui transforme ce que vous écrivez du pinyin au hanzi, après vous avoir demandé quel est le ton que vous voulez utiliser.

 

Ce logiciel sert aussi comme dictionnaire. En copiant des sinogrammes dans son espace de traitement de texte en ensuite en les sélectionnant il vous donne une ébauche d’explication (certes pas très approfondie).

 

Je trouve qu’il s’agit là d’un excellent outil d’apprentissage, qui facilite énormément la tâche d’écrire en hanzi, tâche d’autant plus compliquée qu’il ne suffit pas de mémoriser les traits et pouvoir les reproduire, mais il faut aussi le faire dans l’ordre.

 

Racontez moi si vous vous servez de ce logiciel. Qu’en pensez vous ? En connaissez vous d’autres ? Peut être des meilleurs ? Quel usage en faites vous ?

Les compétences linguistiques comme levier de pouvoir

La Bolivie est un pays riche en ressources énergétiques. Avec les deuxième réserves en pétrole en Amérique du Sud et une situation géographique qui facilite l’accès au Brésil et au Chili, pays dont la croissance économique dope la demande en énergie ce pays andin peut se considérer  chanceux.

 

Seulement, il est le deuxième pays le plus pauvre d’un hémisphère ou la misère n’est pas rare. Il manque de ressources techniques et de connaissances. Il y a bien eu d’entreprise nationale du gaz, mais il n’y a pas de filière d’exploitation de gaz complètement sous contrôle bolivien.

 

Le contraste avec la Norvège est tellement extrême qu’il interdit toute véritable comparaison, mais sert tout de même pour illustrer un point important. Ce qui sépare la Norvège de la Bolivie en ce qui concerne l’exploitation de ressources énergétiques est que l’un d’entre eux possède toutes les connaissances nécessaires pour faire un usage intelligent et indépendant de sa richesse, tandis que l’autre dépend de tiers pour lui donner conseil et ensuite faire le travail.

 

Revenons donc au dernier billet sur les Instituts Confucius. Il est tout à fait clair que la demande pour ce genre d’institut va exploser dans les années à venir. Les pays industrialisés cherchent à produire moins cher en Chine, et ensuite à y trouver des débouchés. Beaucoup de pays en développement, surtout en Amérique du Sud et en Afrique (vous avez peut être suivi les informations concernant les enlèvements d’ingénieurs chinois qui travaillent sur des pipelines au Nigeria).

 

Une connaissance du mandarin est donc un moyen pour faciliter ces échanges, mais aussi pour comprendre les dynamiques internes de la société chinoise, les ressorts de la puissance chinoise, mais aussi ses faiblesses. Bref, la compréhension de la langue de la puissance émergente permet de la voire au-delà des mythes et des préjugés. Il s’agit là d’un puissant levier de pouvoir pour l’individu, mais aussi pour le pays qui sera capable de mobiliser ce genre de ressources. 

 

Cette situation n’est pas sans rappeler ce que faisait jadis l’Empire Romain lorsqu’il soumettait un nouveau peuple barbare. Ces nouveaux sujets n’étaient pas humiliés ni exploités, mais plutôt intégré peu à peu aux réseaux de commerce de l’empire. En même temps, les romains faisaient le plus possible pour faire apparaître de nouvelles élites pro-romaines qui puissent leur servir comme point d’appuis. Ces élites offraient leurs allégeances parce qu’en faisant preuve d’être de braves sujets, il recevait des droits additionnels, des droits civils (de civitas, latin pour citoyen) jusqu’à ce qu’elles recevaient le droit suprême, celui d’être considérées comme entièrement romaines. Il s’agissait là pour les romains de contrôler quelque chose de rare et désirable dont la possession donnait du pouvoir, comme la langue chinoise aujourd’hui.

 

Contrôler l’accès à une ressource qui est levier de pouvoir est un pouvoir sur l’évolution des sociétés. En même temps, l’indépendance en matière de procuration de cette même ressource est un moyen de maintenir une certaine indépendance. Il en est de même pour les compétences linguistiques comme pour les hydrocarbures.

 

L’INALCO, l’Institut National de Langues et Civilisations Orientales, prend donc une valeur stratégique qu’il n’avait peut être pas jusqu’à maintenant, le fait que le chinois soit proposé au Bac (avec une quarantaine d’autres langues) est une mesure qu’il vaut la peine de soutenir, et finalement le fait qu’au CAPES (Certificat d’Aptitude au Professorat de l’Enseignement du Second Degré), aux concours des grandes écoles, et aux concours du Quai D’Orsay il soit possible de passer des épreuves mises au point en France révèle l’existence d’un savoir faire linguistique et pédagogique qu’il convient de préserver et de cultiver.