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Chine: puissance scientifique de demain, un reportage sur France24
Published by octobre 23rd, 2007 in économie, médias and éducation. 0 CommentsYouTube vient de lancer sa version en langue chinoise. Seulement, celle ci n’est pas disponible en Chine YouTube étant tout à coup devenu inaccessible aux utilisateurs se trouvant en Chine (sauf Hong Kong où cela semble toujours marcher).
Pourquoi ce zèle retrouvé des censeurs du net chinois? Aucune idée. Peut être le congrès du Parti Communiste qui se déroule ces jours ci àBeijing?
Heureusement qu’il reste toujours quelques alternatives. Comme le site tudou, sorte de YouTube chinois.
ChinesePod ne sont pas les seuls à avoir pensé à se servir de Skype pour proposer de cours à distance.
Voici une vidéo d’une expérience similaire dans une université américaine.
Il n y a pas très longtemps, le journal Christian Science Monitor publiait un article sur le même phénomène.
Évidement, les cas se multiplient. Qu’attend l’éducation nationale pour s’y mettre?
La traduction automatique, ce n’est pas pour demain
Published by septembre 27th, 2007 in Uncategorized. 0 CommentsPour ceux d’entre vous qui s’efforcent d’apprendre une nouvelle langue, vous arrive-t-il parfois de vous demander si tout cela sert bien à quelque chose? Après tout, l’informatique fait des progrès tous les jours, entre autre, dans le domaine du traitement automatique de textes ce qui pourrait un jour rendre inutile ces efforts pour maîtriser une grammaire étrangère.
DARPA, sait on de sources diverses, travaille depuis longtemps sur des traducteurs portables que les soldats américains pourraient emmener avec eux lorsd’opération à l’étranger. Cela se comprend, après tout des langues relativement peu connues en occident comme le persan, l’arabe, le pashtun, ou encore l’urdu gagnent de l’importance dans les nouveaux théâtre d’opérations des États Unis mais aussi de l’OTAN.
Ensuite il y a les logiciels qui se vendent au entreprises et particuliers pour traduire documents en tout genre… pour ne rien dire des traducteurs en ligne dont Babel Fish est l’un des plus connus.
Seulement, traduire un texte est bien plus que traduire mot par mot. Il faut bien faire appel à un traducteur humain capable de faire passer l’humour, l’ironie, est maintes subtilités d’un texte à sa version traduite. Par exemple, “BillGates” ne se traduit pas “Bill Portes”, et “avocat” peut vouloir dire “légume” ou “juriste” selon le contexte.
Il est possible que des algorithmes assez subtiles pour déceler ces méta-discours finiront bien par être mis au point, mais qu’en est-il de textes qui sont vraiment intraduisibles? Des textes dont la langue elle même fait partie du message en question?
Un exemple pour illustrer ce que je veux dire: au tout début de la pièce Richard III, Shakespeare ouvre par un monologue qui sert à donner le contexte dans lequel se déroulera l’oeuvre. Richard lui même, annonce:
Now is the winter of our discontent
made glorious summer by this sun of York
En d’autres mots, la guerre est fini, l’hiver est fini, et nous voici sous le soleil de York… ou bien est-ce du fils de York, Edouard IV, frère de Richard et monarque en fonctions? Sur ce point, les mots de Shakespeare sont ambiguës, le mot parlé peut vouloir dire l’un ou l’autre. Je n’ai pas une traduction française du texte sous la main, mais vous voyez bien que ce genre de traduction de jeu de mots pose problème.
Comme quoi, les traducteurs automatiques ne remplaceront pas bientôt le plaisir de se plonger dans un littérature étrangère en version originelle.
Pour illustrer ce point, voici un petit film amusant:
S’il vous arrive d’avoir un cours de chinois aujourd’hui, n’oubliez surtout pas de souhaiter une bonne journée à votre prof. C’est la journée des enseignants en Chine aujourd’hui.
des espions informatiques chinois dans des ministères allemands
Published by août 29th, 2007 in Uncategorized. 0 CommentsJe me trouve actuellement en Allemagne où je suis cette affaire d’espionnage chinois dans divers ministères de l’administration fédérale allemande. Une affaire d’espionnage électronique chinois dans plusieurs ministères de l’administration fédérale allemande fait la une de plusieurs journaux. Cette affaire fait d’autant plus de bruit qu’Angela Merkel se trouve en Chine pour une visite de quatre jours qui finit aujourd’hui.
Commençons par les faits:
Le magazine allemand Der Spiegel vient de publier plusieurs articles sur la découverte de “chevaux de troie” dans plusieurs ordinateurs bien placés dans les ministères allemands de la rechercher, du commerce, des affaires étrangères, ainsi que dans les bureaux de la chancellerie. Un total de 160gigaoctets auraient ainsi “fui” l’intranet du gouvernement allemand pour la Chine.
Cette affaire est d’autant plus mal vécue en Allemagne que l’établissement de bonnes relations avec la Chine a été un des grands objectifs stratégiques de l’après réunification. Les visites de haut niveau des deux côtés se sont multipliées depuis les années 90 et la signature d’un traité de coopération stratégique entrel’UE et la Chine a une importance particulière pour l’Allemagne.
Ce dernier incident s’inscrit dans une série de cas d’espionnage chinois des dernières années. Les chinois semblent se concentrer sur des renseignements techniques et économiques de nature à accélérer leur propre développent et leur transformation en véritable puissance.
La meilleur couverture francophone sur cette incident se trouve sur le site de rue89.com. Leur article rappelle bien combien des compétences informatiques de base deviennent essentiels pour la sûreté informatique des pays et entreprises. Combien des hauts fonctionnaires qui dépassent la cinquaintaine savent-ils prendre certaines précautions à l’heure d’ouvrir leur courriel?
Bien sûre, vous trouverez aussi les articles qui sont à l’origine de ce scandale sur le site de Spiegel (ici et ici).
Un assez bon article est paru en anglais sur le site du Times de Londres.
Finalement, pour en savoir plus sur les spécificités du renseignement chinois, ce site de Frontline est incontournable.
Il fallait bien que la nouvelle finisse par arriver. La Chine est désormais la troisième puissance économique mondiale après avoir dépassél’Allemagne.
Je vous conseille de lire cet article du journal Le Monde qui prend le temps de rappeler quelques unes des faiblesses de la croissance économique chinoise.
Au XIX siècle le Chili gagna la Guerre du Pacifique. Peu connue en Europe, ce conflit déboucha sur la perte du Sud du Pérou et de la côte Bolivienne au profit du Chili. Le nerf de la guerre qui rendait ce bout de désert si intéressant est le nitrate dans son sol, engrais naturel de grande qualité et aussi ingrédient essentiel pour de nombreux explosifs.
Suivit au Chili une époque dorée (pour les riches et puissants) qui laissait derrière elle de nombreux palais néo-classiques à Santiago, et le souvenir d’une élite qui s’occupa à singer tout ce qui venait d’Europe.
Le nitrate était la base de l’économie, tout tournait autour de lui, et puisque cette richesse semblait inépuisable et généreuse, personne ne s’inquiétât de développer d’autres activités productives.
Pendant la Première Guerre Mondiale, le Chili déclara la guerre à l’Allemagne. La participation du Chili au conflit se limita à un embargo sur les ventes de nitrate à l’Allemagne, ce qui compliquât les efforts de cette dernière pour s’approvisionner en explosif. Hors, l’Allemagne à toujours compté sur une industrie chimique performante et dynamique. Ce fût ce génie chimique qui la sortit d’affaire avec la mise au point de nitrate artificiel.
Après la guerre, cet engrais artificiel mais au mêmes qualités que le nitrate chilien, et beaucoup moins cher, provoqua l’effondrement de l’économie chilienne. L’effet pour le Chili fût d’autant plus désastreux que la disparition de sa seule source de richesse coïncidât avec la dépression de ‘29.
Je vais où avec tout ça?
Pensez un peu à vos souvenirs d’école ou de fac. Un enseignant, et beaucoup d’élèves ensembles dans une salle. Un cours avec un seul contenu présenté de façon homogène pour tous. Les plus doués s’ennuient, les moins ont du mal à suivre, voire décrochent carrément. On ne cherche à développer que quelques compétences pour tous, quels que soient leurs talents ou capacités. Et puis, ils ont tous intérêt à pouvoir apprendre au moment ou le cours est donné. Tant pis pour ceux qui sont plus alertes le soir ou la nuit.
L’éducation nationale dans un pays est une importante ressource qui permet de mettre en valeur la matière grise des nouvelles générations. Bien sûre, il y a là un important aspect économique, mais la portée de l’éducation va bien plus loin. Des citoyens stimulés et cultivés sont des citoyens plus créatifs, plus sûrs d’eux même, plus généreux avec leurs pairs.
Hors, dans une époque dite de “l’immatériel” où le design et la conception de produits emporte la plus grande partie de la plus valus, ou les industries de création de contenus, de gestion et d’agrégation d’information, ou les “knowledge workers” sont les protagonistes l’éducation de l’ère industrielle avec son rouleaux compresseur destiné à produire des milliers de cervelles homogènes n’est plus d’actualités.
Je vous invite à visionner la vidéo suivante qui, me semble-t-il, décrit bien les limitations de l’éducation comme on la connaissait jusqu’à il y a peu.
Lorsque nous parlons de nouvelles technologies pour l’éducation, des usages du Web2.0, des podcasts et autres contenus personifiables et à distribution asynchronique, c’est aussi de possibilités pour développer un éventail bien plus grand de capacités individuelles, et de mettre en valeur non seulement les quelques facultés jusqu’à présent valorisées.
L’enjeu est grand, au niveau nationale et globale autant qu’individuel. Je me réjouis de voir des entreprises et des individus s’y intéresser, mais craint parfois que les pouvoirs publiques traînent.
Chine en Afrique
Published by juin 29th, 2007 in politique, économie and relations internationales. 0 CommentsAujourd’hui le journal Le Monde publie quelques articles sur les aventures de la Chine en Afrique. Nous avons déjà parlé de ce phénomène sur ce blog, raison pour laquelle je laisse passer la plupart des articles sur ce thème sans forcément en parler ici, mais je ne peut ignorer le fait que beaucoup de médias se joignent pour en parler. Le Christian Science Monitor, International Herald Tribune, et tant d’autres.
Mais l’article d’aujourd’hui comporte une information nouvelle: “Avis à ceux qui pensaient que les Chinois, en Afrique, ne s’intéressaient qu’aux matières premières, en contrepartie de chantiers d’infrastructures géants financés par leur gouvernement : ils sont aussi les nouveaux entrepreneurs et les nouveaux investisseurs, dans des affaires privées et très florissantes.”
Plus loin, c’est un entrepreneur chinois lui même qui nous laisse entrevoir la stratégie qui pousse tant de chinois à s’investir en Afrique: “L’Afrique est vraiment une immense opportunité, qui tombe à point pour nous, dit-il. C’est le dernier endroit comme ça sur terre, où l’on peut faire autant d’affaires.” Jacob Wood va plus loin : “Je vais vous dire la vérité. La Chine utilise l’Afrique pour arriver au niveau des États-Unis, puis les dépasser. Pour ça, elle est prête à tout, comme construire un chemin de fer nigérian qui sera toujours déficitaire (un contrat de 8,3 milliards de dollars a été signé en novembre 2006) et même lancer en orbite un satellite nigérian (chose faite le 14 mai 2007).”
D’abord, désolé pour cette nouvelle absence prolongée. J’ai eu énormément de travail ce dernier temps, et le flux était difficile à gérer par moments.
Cela était aussi une expérience pour moi de savoir comment les choses se passaient avec ChinesePod et le practice plan.
En premier lieu, ce sont des difficultés techniques qui ont entravé mes cours. Le réseau sans fil m’a laissé tomber à plusieurs reprises. Ensuite, la vie s’est arrangée pour m’interrompre.
Il peut paraître surprenant qu’il ne soit pas toujours possible de s’arranger avec des cours qui ne durent que dix minutes, mais en fait cela se doit plutôt à la richesse du contenu. Le vocabulaire qui correspond à chaqueleçon est assez approfondie pour demander une étude sérieuse. En d’autres termes, l’apprentissage d’une langue demande de l’effort, c’est bien normal.
Il y a aussi un grand avantage au fait de suivre le practice plan. C’est qu’on à tendance à se sentir plus obligé à faire cet effort qu’en repassant tout seul.
Bref, mon abonnement au practice plan s’arrêtait hier, et me voilà inscrit pour un nouveau mois.
